octobre 28, 2008

(a)lpha - l'association est dissoute

Chers amis,

(a)lpha – association pour la laïcité de la psychanalyse a été dissoute, lors de son Assemblée Générale, ce 25 octobre. Son site Internet (www.alpha-psychanalyse.org) restera néanmoins d’accès public.

Quatre années se sont écoulées depuis la création de l’association qui nous a réunis. Quatre années au cours desquelles, bon an mal an, une réflexion et des travaux ont contribué à réactualiser la question de l’analyse profane. Avec notamment le soutien, auquel je veux rendre hommage, de Laurent Sauerwein qui a créé le site Internet de l’association et permis la diffusion de nos travaux, et celui de Marie-Hélène Brousse qui a encouragé puis facilité notre initiative.

Son objectif consistait dans la défense et la promotion de la laïcité de la psychanalyse. Il prit assez vite, pour certains d’entre nous, la dimension d’un pari qui suscita leur action, reste vif et pourrait être gagné, s’il ne l’est pas déjà en partie.

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octobre 28, 2007

Laïcité et Psychanalyse

Par Daniel LIOTTA
Professeur agrégé de philosophie en classe préparatoire littéraire

Les événements français des années récentes – la propositions d’amendement Accoyer et Giraud, le plan Cléry-Merlin, le rapport de l’Inserm consacré à l’expertise des « troubles mentaux chez l’enfant et l’adolescent », bien d’autres initiatives encore - ont souvent été pensés par les psychanalystes comme ce qu’ils étaient objectivement : une attaque contre la rationalité et la pratique analytiques. Or ils constituent également une attaque contre les principes et la pratique de la laïcité politique. L’enjeu est donc de saisir le point de rencontre entre ces deux attaques. Ainsi la création d’« (a)lpha - Association pour la laïcité de la psychanalyse » est plus encore que précieuse : essentielle, car elle oblige la pensée – et singulièrement les psychanalystes et les sujets lucides quant à leur responsabilité politique – à nouer les deux causes, analytique et laïque, pour que chacune, peut-être, soit plus consciente de ce qui l’articule à l’autre. Les nouer, cela signifie : esquisser la logique commune des « ensembles » qu’elles constituent, déterminer la figure-limite qu’elles proposent et, finalement, entendre ce que Lacan nomme « la laïcisation » de l’analyse. – Partons de l’enjeu présent.

(Pour le texte intégral, voir le fichier PDF ci-joint.

octobre 12, 2007

INVITATION DE DAVID MUHLMANN

A l'occasion de la parution de son livre

"LES ÉTAPES DE LA PENSÉE PSYCHANALYTIQUE"
Paris, Desclée de Brouwer, 2007

David Muhlmann vous invite à un débat qui aura lieu en présence d’Alicia Bukschtein, psychiatre et psychanalyste.

Jeudi 22 novembre
à partir de 20 heures

Librairie Lipsy
15 rue Monge
75005 Paris

(Métro : Cardinal Lemoine)

juillet 07, 2007

Un enjeu décentré et étendu

Par Benoit Drunat

(a)lpha contribue, dans le mouvement qui a suivi le dépôt de l’amendement Accoyer, à réactualiser la question de l’analyse profane. Au fur et à mesure que les textes de lois se succédaient pour aboutir à l’article 52 de la loi du 9 août 2004, la question de la laïcité de la psychanalyse est apparue comme un point nodal du combat que devaient mener les psychanalystes pour faire comprendre cette dimension particulière, sine qua non, de leur pratique.

La décision du Conseil d’Etat de surseoir à l’étude du projet de décret d’application de l’article 52, le renouvellement de la majorité parlementaire, le changement de gouvernement sont autant de données politiques qui déplacent l’actualité.

La laïcité de la psychanalyse en tant que telle n’est plus – actuellement – à la pointe du débat. De sorte que l’on assiste à un renversement de perspective et à l’éclosion d’un paradoxe : on a cru que l’article 52 serait une atteinte au principe fondateur qu’(a)lpha défend et que son application risquerait de mettre à mal l’exercice de la psychanalyse par des analystes profanes.

Or – c’est là le paradoxe, en dépit de sa non-application, la loi n’est pas sans conséquence : l’incertitude actuelle liée au statut des psychothérapeutes a induit de nouveaux positionnements de ces derniers qui ramènent le débat à l’intérieur du champ psy.

Par ailleurs, les psychanalystes français accepteront-ils, comme leurs confrères l’ont fait dans de nombreux pays d’Europe, notamment en Grande-Bretagne et en Suède, de céder à un néo-kleinisme qui, comme le rappelait dernièrement Elisabeth Roudinesco (lors de la rencontre initiée par le collectif « Sauvons la clinique », le 30 juin), vise à traiter des troubles de l’attachement, du narcissisme et promeut la résilience à l’envi, pour se réduire à une éthologie ? Ou bien, forts de la spécificité française, tiendront-ils sur l’essentiel à savoir que la psychanalyse est une quête de savoir opérée par un sujet avec un psychanalyste ?

L’enjeu est donc désormais décentré et étendu : opérant à contre-courant du sens commun, étrangère à la logique économique qui fait de l’homme une machine dont on évalue le coût de l’entretien, la psychanalyse vise à ce que l’analysant se réveille comme l’énonçait Lacan et c’est là que réside sa dimension subversive. Entreprise de désaliénation et de désidentification, elle promeut un sujet unique, advenu à soi-même, au risque du non-conforme. Elle fixe comme perspective l’émergence d’un savoir ignoré du sujet, dans une temporalité spécifique.

Ainsi, la dimension légale est actuellement reléguée au second plan. Il n’en incombe pas moins aux psychanalystes de poursuivre leur réflexion en vue de l’enrichissement théorico-clinique de leur art.

Ces quelques remarques et interrogations dépassent la stricte question de l’analyse profane, mais entretiennent avec elle un lien connexe étroit qui va de pair avec la nécessaire implication des psychanalystes dans le champ social.

Rappelons ici que la possibilité est offerte à chacun d’entre vous de les étayer ou de les discuter dans des groupes de travail ou via des contributions personnelles. (a)lpha continue d’être ce lieu d’échanges ouvert à ses adhérents et son site Internet (www.alpha-psychanalyse.org) permet d’accueillir et diffuser les travaux produits.

(a)lpha offre à ceux qui le souhaitent et en manifestent le désir, un espace possible de réflexion. Et notre association fait le choix de rester vigilante, au cas où l’actualité reviendrait sur la question qui l’anime.

février 23, 2007

Titre de psychothérapeute :
Après la décision du Conseil constitutionnel,
le gouvernement va-t-il s’obstiner ?

Par Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret

Après la décision du Conseil constitutionnel, le gouvernement va-t-il s’obstiner dans des voies sans issues ou « tout remettre à plat » en concertation avec les professionnels concernés ?

Le Conseil constitutionnel a déclaré que les articles issus des nouveaux amendements Accoyer sur le titre de psychothérapeute inscrits dans un projet de loi ne portant que sur… le médicament avaient été adoptés dans des conditions contraires à la Constitution. Ils sont donc annulés.

La question qui est posée est, maintenant, de savoir si après ce nouveau camouflet le gouvernement va s’obstiner à publier un décret quitte à multiplier les faux-semblants et les contradictions sur un sujet qui mérite mieux ou s’il va choisir de tout remettre à plat et de prendre le temps de traiter ce sujet sur des bases plus sûres… quitte à ce que le travail soit poursuivi et achevé par le prochain gouvernement !

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Après la décision du Conseil constitutionnel,
le gouvernement va-t-il s’obstiner ?" »